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Auteur du poème : Laurent
Date de publication (pseudo) : 26/08/11
Type de poème : Prose
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Au Détour d'un Rêve |
| On réalise parfois notre amour au détour d'un rêve, on se réveille avec cette sensation si paradoxale : ce mélange de plaisir, d'adrénaline, de déception puis de tristesse. Ensuite, toute la journée on essaie de retrouver ses yeux qui nous ont embrassé toute la nuit, son sourire et la sensation de ses lèvres hallucinées. C'est parfois un rêve qui nous révèle notre amour. Et toi, quand je t'ai rencontrée, j'ai bien cru que je rêvais. Il flottait comme un parfum divin autour de ton espace, ton visage me paraissait irréaliste, idéaliste même. C’était comme une décharge au plus profond de mon âme éperdue dans mon cœur brisé, comme si, soudain, tout s’arrangeait, la vie me permettait du jour au lendemain de côtoyer un ange. Pas un ange comme ceux que vous avez déjà rencontrés ! Loin de là. C’était un ange tombé du ciel, qui avait perdu ses ailes. Je n’y ai pas vu d’auréole, tu n’avais pas non plus les cornes des diables, mais je fus submergé par les flammes multicolores autour de ta pupille. On aurait dit que ton œil retenait le monde entier en Enfer.
J’étais assis là, à te contempler comme on contemple un diamant. Toi, tu souriais sans me montrer tes dents, tu me fis voir un avenir idyllique à tes côtés. Nous n’avions encore rien dit. Et je voyais le futur, je nous voyais sur tes lèvres et entre nos bras confondus. J’imaginais tes hanches, sans même t’avoir touché, je savais la douceur de ta peau et sentais la courbe de ton sein. Mais l’Homme amoureux est assoiffé de son propre sang. C’était évident, c’était joué, c’était toi. Mais un cœur seul est impuissant et face à un mur de glace il se brise en infimes éclats, puis entaille mon esprit pour faire de moi un pauvre légume, sans réaction face à ma détresse, je n’ai plus d’avenir si je ne t’appartiens pas. Si je devais vivre, ce serait dans un gouffre sans fin, loin de tes lèvres, tes hanches, tes reins. Si je dois mourir, je sculpterai ma tombe sur ton cœur de pierre, car si je n’ai pas pu passer la vie auprès de toi, alors je passerai la mort à l’intérieur de toi.
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