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Auteur du poème : Laurent
Date de publication (pseudo) : 07/05/11
Type de poème : Tristesse
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L'Agora |
| Je rêvais de partir sur des routes inconnues,
Loin de tes yeux envoutants qui m’ont tant arraché
De larmes enflammées sur mes lèvres nues,
Et ont fait de mon cœur une tombe glacée.
J’ai fait le triste choix du chemin de la solitude,
Je fus surpris par l’abondance d’hommes et de femmes
Cherchant en vain une terre loin de leurs habitudes,
Un monde où n’existe aucun de leurs drames.
Je suis revenu sur mes pas jusqu’à une agora
Où se retrouvent les romantiques et les amants,
Où l’on rencontre le peu d’êtres heureux ici-bas.
Ils ont le regard fier et les mots les plus charmants.
Je n’ai rien à faire sur cette place, quitte le carrefour,
Me laisse guider par le vent faible et froid dans mon dos,
J’ai décidé que je finirai ma route lorsque l’amour
M’aura frappé dans l’âme et fait de moi un de ces idiots.
Ces idiots qui croient que les battements d’un cœur
Sont dus à la flamme incandescente dans les yeux noirs
De la femme de leur vie, seule source de bonheur
Pour ces morceaux de viande livrés à la mort ce soir.
A ces cruelles créatures interdites et si belles
Qu’un simple regard a pu me perdre sur ce chemin
A chaque pas plus escarpé, un peu plus réel,
Et a planté ces clous minces et tordus dans mes mains.
Je marche seul et mal accompagné dans ce désert,
Le soleil rouge et sombre me glace les veines,
J’ai froid au milieu des flammes de l’enfer,
Et toi, là où tu es, tu ne ressens pas la moindre peine.
Je rêvais de partir sur des routes inconnues,
Loin de tes yeux envoutant qui hantent mes pensées,
Esclave de ton cœur, seul, je marche nu
Vers la mort ou un monde où l’on ne peut aimer. |
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